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Sports de combat. Les blessures, leurs traitements et l’ ostéopathie.

11 septembre 2017 | 0 commentaire | Solustéo
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Les sports de combat sont de plus en plus pratiqués, aimés, regardés ainsi qu’admirés. En effet, hormis le fait que ce soit avant tout un sport, les différents sports de combat attirent du monde de part le côté spectacle qui s’invite toujours plus autour des combats. Il y a 15 jours le combat MAYWEATHER-MACGREGOR a battu des records d’audience et de followers sur les réseaux sociaux. Malgré tout, ces sports font partie des plus violents et des plus pourvoyeurs en patients pour les professionnels de santé, notamment les ostéopathes.

 

LES SPORTS DE COMBAT

Il existe dans le monde une multitude de sports de combat. Chaque continent, chaque ethnie, presque chaque pays a crée son sport de combat. Parmi ces sports, certains sont très connus, d’autres beaucoup moins. Parfois, certains sont un mix de plusieurs d’entre eux. D’autres peuvent en être des variantes. Peu importe leurs origines, les sports de combat font maintenant partie intégrante de notre paysage audiovisuel. Il n’est pas rare que l’un de vos amis pratique un de ces sports, voire veuille s’initier à un de ces derniers.

Les sports de combat les plus connus

Parmi les sports de combat les plus connus, nous pouvons citer de manière non exhaustive :

  • La boxe : créée en 1901. Il en existe plusieurs variantes qui se définissent en fonction de la cible et des armes corporelles utilisées (la boxe thaï/anglaise/la savate…).
  • Le karaté : d’origine japonaise avec une influence chinoise
  • Le judo : sport de combat et art martial japonais crée en 1882
  • La lutte et ses diverses variantes
  • Dorénavant le MMA ou free fight ou encore combat libre
  • Le kung-fu….

Les sports de combat moins connus

Certains sont moins connus tels :

  • Ju-jitsu
  • Krav-maga : qui est un moyen de self défense
  • Kick-boxing
  • Catch venant des USA
  • Capoeira originaire du Brésil
  • Sambo
  • Aïkido

Par ailleurs, parmi tous ces sports dits de combat, certains sont des sports de préhension, d’autres de percussion, d’autres de projection…

Bien évidemment, en fonction du sport pratiqué et de ses spécificités les techniques et les coups ne sont pas les mêmes. De même, et vous vous en doutiez, les blessures accompagnant ces pratiques divergent. Ces disciplines sont effectivement très traumatisantes et le monde médical a un rôle prépondérant à jouer tant sur le plan de la récupération que de la guérison et de la prévention.

 

QUELS TYPES DE BLESSURES ?

Comme vous venez de le lire, ou comme certains le savent déjà, en fonction de la discipline pratiquée, les blessures peuvent être différentes.

Dans les sports de combat de préhension (lutte, judo…) n’importe quel mouvement est susceptible d’entraîner une blessure ou une lésion quelconque. Les mouvements se terminent souvent par une chute qui peut entraîner une blessure. De même, les cisaillements articulaires peuvent avoir le même final.

Dans d’autres sports de combat, de percussion, les blessures viennent bien évidemment des coups reçus lors du combat. Un coup qui surprend l’adversaire sera plus traumatisant. En effet, lorsque le combattant s’y attend, les yeux qui voient le coup arriver préviennent le cerveau de l’impact imminent. Le cerveau à son tour va prévenir les muscles afin qu’ils se contractent dans un but d’anticipation et de protection de la zone. Cependant, un coup inattendu entraînera d’innombrables blessures et/ou lésions.

Bien entendu, les sports de combat se servant de projections blesseront les combattants différemment ; mais vous avez compris le principe.

 

Donc les différents types de blessure sont :

  • Les fractures
  • La ou les entorses
  • Les luxations
  • Des lésions musculaires
  • Forcément, les contusions / ecchymoses / hémorragies…
  • Et bien évidemment les pertes de connaissance, KO (knock out).

Soin du corps, soin de soi

Il va de soi que chacun de ces traumatismes aura un parcours de soin différent. En effet, une hémorragie nécessitera plus l’intervention du médecin; la fracture également, voire même l’aide d’un chirurgien. Les lésions musculaires, contusions, entorses seront plus l’affaire des professions paramédicales (kiné, ostéo). Cependant, quelque soit la blessure concernée, l’ostéopathie peut venir en aide (en parallèle des autres intervenants médicaux). Nous irons même plus loin, c’est la seule pratique qui peut intervenir (à différents moments de la cicatrisation) sur chacune de ces pathologies. Elle peut en effet, drainer, ré harmoniser, libérer, maintenir…Par exemple, les conséquences au niveau musculaire et articulaire d’un KO sont nombreuses. Il en est de même lors d’une fracture. Et sur les autres blessures, vous connaissez déjà son utilité. Sinon rendez-vous ici. 

QUAND CONSULTER UN OSTÉOPATHE ET À QUELLE FRÉQUENCE ?

 

La réponse à cette question est vaste et tout autant variable. En effet, selon votre blessure le temps dédié à la consultation n’intervient pas au même moment. De même, la fréquence diffère. Cependant, certains principes doivent être respectés et la consultation ne peut pas se faire à n’importe quel moment.

En théorie, la consultation d’un ostéopathe devrait même se faire en amont d’une éventuelle blessure. En effet, si les consultations préventives étaient plus systématisées, moins de grosses blessures seraient à déplorer.

Par ailleurs, une consultation après chaque combat peut égalment être bénéfique. Elle permet de ne pas laisser s’installer un schéma lésionnel qui sera à terme source de lésion et de déséquilibre.

Ceci étant dit, l’ostéopathe peut intervenir à différents moments dans le processus de guérison. Cependant, en fonction de la blessure mais également du patient les délais ne seront pas les mêmes et les techniques utilisées non plus. Vous pensez bien que pour une fracture, la consultation n’aura pas lieu dans les premiers jours. Ou alors, la séance traitera certains maux à distance de la lésion.

Quoi qu’il en soit, et si un sportif ne subit pas de blessures, les consultations ostéopathiques peuvent être étalées en 3 périodes :

  • En pré saison
  • Au milieu de la saison
  • En fin de saison

Bien entendu, une séance ponctuelle lorsqu’une gêne ou une douleur apparaît ne sera jamais un luxe.Néanmoins, parlez-en aux sportifs de votre entourage, ils vous diront certainement la même chose « on ne peut plus s‘en passer ». La preuve en image ici.

 

 

 

Au final, quelque soit le sport de combat pratiqué, la blessure survient tôt ou tard. Cependant, devant ce panel de blessures possibles, nombreux sont les combattants à prendre soin de leur corps et à ne pas négliger les délais de cicatrisation. Bien évidemment, ils sont aidés dans leur cheminement. Et l’ostéopathie fait partie intégrante de ce processus. Les clubs, les fédérations, les sportifs de haut niveau eux-mêmes sollicitent les ostéopathes afin de passer les échéances d’une saison avec le moins de pépins possible.

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